Accueil  /  Blog  /  Délivrabilité email

Délivrabilité email

Email marketing

Éviter que ses emails tombent dans les spams

Par Tony NevesPublié le 15 juillet 20266 min de lecture

Si tu utilises l'email marketing pour développer ton business, il y a un gros hic dont peu de gens parlent. En février 2024, Yahoo et Google ont durci de façon importante leurs conditions de réception et leurs règles liées au spam.

Résultat : de plus en plus d'entrepreneurs voient leur délivrabilité chuter depuis cette réforme. Éviter que ses emails tombent dans les spams n'est plus une option, c'est une mise en conformité à faire, et vite. Voici comment.

La réforme Yahoo et Google de 2024

Jusqu'à récemment, envoyer des emails en masse était relativement permissif. Ce n'est plus le cas. Depuis février 2024, les deux plus gros fournisseurs de boîtes mail au monde ont relevé leurs exigences, en particulier pour les expéditeurs qui envoient beaucoup d'emails.

Concrètement, si tes campagnes ne respectent pas ces nouvelles règles, tes messages atterrissent directement dans l'onglet spam de ton audience. Et un abonné qui ne voit jamais tes emails est un abonné perdu, même s'il t'avait dit oui au départ. Toute la valeur de ta liste email s'effondre en silence.

Le problème touche tout le monde, du solopreneur qui débute au formateur qui a bâti son tunnel de vente pour vendre en ligne autour de séquences automatiques. Si tes emails ne passent plus, c'est toute ta mécanique de vente qui se grippe.

Le plus pervers, c'est que la chute est silencieuse. Personne ne te prévient que tes messages finissent en spam. Tu continues d'envoyer, tes taux d'ouverture baissent doucement, et tu mets parfois des semaines à comprendre que le problème ne vient pas de ton contenu mais de ta délivrabilité. C'est pour ça qu'il faut traiter le sujet en amont, pas une fois les dégâts installés.

Les trois piliers de la mise en conformité

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des solutions claires. La mise aux normes repose sur trois piliers, et aucun n'est optionnel.

Premier pilier : l'authentification de ton domaine. Il faut configurer les protocoles SPF, DKIM et DMARC. En clair, ce sont des signatures techniques qui prouvent aux fournisseurs que c'est bien toi qui envoies, et pas un usurpateur. Sans elles, tu es considéré comme suspect par défaut.

Deuxième pilier : le désabonnement en un clic. Les fournisseurs exigent désormais un lien de désinscription simple, visible et traité rapidement. Compliquer le désabonnement se retourne contre toi, car un abonné agacé te signale en spam plutôt que de chercher le lien.

Troisième pilier : garder un taux de plaintes bas. C'est le point le plus surveillé. Au-delà d'un certain seuil de signalements spam, ta réputation d'expéditeur s'effondre et tes emails suivants sont pénalisés.

Taux de plaintes spam à surveillerSeuil critique à ne jamais franchir0,3 %Objectif recommandé0,1 %Reste sous 0,1 % de plaintes pour garder une bonne réputation d'expéditeur.Les fournisseurs pénalisent au-delà de 0,3 pour cent de plaintes. Vise moins de 0,1 pour cent pour rester tranquille.

Newsletter

Reçois mes stratégies chaque semaine

Rejoins +30 000 lecteurs et reçois gratuitement des conseils pour créer, monétiser et développer ton activité.

Les bonnes pratiques au quotidien

Au-delà de la configuration technique, ta délivrabilité se joue dans la façon dont tu écris et envoies. Nettoie régulièrement ta liste en retirant les adresses inactives : continuer à écrire à des contacts qui n'ouvrent jamais dégrade ta réputation d'expéditeur. Les fournisseurs observent tes taux d'ouverture, et une liste pleine de fantômes envoie un mauvais signal. Envoie uniquement à des gens qui ont dit oui, jamais à des listes achetées.

Chauffe aussi ton domaine si tu démarres ou si tu changes d'outil. Envoyer d'un coup 10 000 emails depuis une adresse qui n'a jamais rien émis, c'est le meilleur moyen de finir en spam. Monte en puissance progressivement, sur quelques semaines, pour bâtir une réputation propre.

Soigne enfin le contenu. Un objet trop racoleur, trop de majuscules ou une avalanche de liens douteux déclenchent les filtres. Écris comme tu parles, apporte de la valeur, et ton audience ouvrira au lieu de te signaler. C'est là que le fond rejoint la forme : mieux tu maîtrises l'écriture, mieux tu passes. Apprendre à écrire pour vendre en ligne t'aide autant à convertir qu'à rester hors des spams.

Comment vérifier que tu es en règle

Avant de t'inquiéter, commence par un état des lieux. La plupart des plateformes d'emailing indiquent, dans les réglages de ton domaine, si SPF, DKIM et DMARC sont correctement configurés. Un simple coup d'oeil te dit déjà si tu pars d'une base saine ou si tout est à construire. Si tu envoies depuis un domaine personnalisé, c'est là que se joue l'essentiel de ton authentification.

Envoie-toi ensuite un email de test et regarde où il atterrit chez Gmail et chez Yahoo, les deux fournisseurs à l'origine de la réforme. S'il tombe dans l'onglet spam alors que tu t'es abonné toi-même, c'est le signal que ta configuration ou ta réputation demande du travail. Répète le test après chaque correction pour mesurer l'effet de tes changements.

Enfin, prends l'habitude de surveiller ton taux de plaintes après chaque campagne. C'est l'indicateur que les fournisseurs regardent en priorité, et le seul qui te prévient d'une chute de délivrabilité avant qu'elle ne devienne difficile à rattraper. Un pic soudain de signalements doit t'alerter tout de suite, avant que ta réputation d'expéditeur ne se dégrade durablement.

À retenir

La réforme de 2024 a rendu l'authentification (SPF, DKIM, DMARC), le désabonnement en un clic et un taux de plaintes sous 0,1 pour cent obligatoires. Sans ça, ta délivrabilité chute et ta liste email ne vaut plus rien.

Pourquoi agir maintenant

Cette mise en conformité n'est pas un détail technique réservé aux geeks. C'est ce qui décide si ton audience reçoit tes messages ou pas. Un business qui vit de l'email et qui ignore cette réforme perd du chiffre chaque semaine, sans même s'en rendre compte.

Le plus rassurant, c'est que la plupart des plateformes d'emailing ont intégré des assistants pour t'aider à configurer SPF, DKIM et DMARC en quelques clics. Prends une heure cette semaine pour vérifier que tout est en règle, puis surveille ton taux de plaintes à chaque campagne.

Une fois ta délivrabilité sécurisée, tu peux te concentrer sur le vrai levier : envoyer plus, mieux, et plus vite. Si tu veux gagner du temps sur la rédaction sans sacrifier la qualité, voici comment rédiger tes emails plus vite tout en gardant une écriture qui passe les filtres.

Professionnaliser ta délivrabilité, c'est protéger l'actif le plus précieux de ton business : la capacité à parler directement à ton audience, dans sa boîte de réception, quand tu le décides.

Protège ta délivrabilité

Ta liste email est un actif à protéger. Mes formations t'aident à écrire, envoyer et vendre sans finir dans les spams. Retrouve-les sur la page formations.

Découvrir les formations