La semaine dernière, j'ai fait quelque chose que je n'avais jamais fait : me déconnecter complètement du monde. Pas de mails, pas de réseaux sociaux, pas de travail. 7 jours dans un petit coin perdu des montagnes portugaises, à Sistelo, dans le cadre du Mode Avion organisé par Valentin Decker et Paul Butet.
Des randos, des discussions profondes, et surtout des échanges ultra enrichissants avec d'autres entrepreneurs. J'ai pris un tas de notes. Voici les trois leçons qui m'ont le plus marqué, à commencer par celle-ci : les opportunités se cachent là où on ne veut pas regarder.
Leçon 1 : les opportunités se cachent là où tu ne veux pas regarder
Cette citation vient de Jordan B. Peterson : "Opportunity lurks where responsibility has been abdicated." Qu'on peut traduire par : les opportunités se cachent là où tu ne veux pas regarder. Et c'est LA leçon principale que je retiens de cette semaine.
Tout ce que tu essayes de fuir dans ton business, c'est exactement là qu'elles se trouvent. Ce projet que tu remets à plus tard. Cette offre que tu n'oses pas lancer. Ce format de contenu qui te fait peur. Cette conversation difficile que tu évites. C'est précisément là-dessus que tu dois te concentrer, parce que c'est sans doute ce qui va te permettre d'aller là où tu n'es jamais allé.
Dans mon cas, c'est mes tarifs. Je sais que je dois augmenter mon panier moyen pour développer mon business, mais j'ai toujours eu du mal à le faire. Parce que je me raconte des histoires, parce que je n'ose pas, parce que je veux satisfaire tout le monde. Alors, comme j'ai peur, je mets ça sous le tapis. Pourtant, c'est le truc qui peut avoir l'impact le plus direct sur mes revenus, sans augmenter ma charge de travail. C'est exactement le sujet quand on parle d'augmenter ses prix sans perdre de clients.
Leçon 2 : même les plus gros entrepreneurs doutent constamment
Durant ce séjour, on a beaucoup parlé de succès et de richesse. Et tu sais quoi ? On n'a jamais parlé de certitude. C'est même tout le contraire.
Le constat qu'on a tous fait est le même : les gens ont toujours des doutes, des craintes, et aucune certitude de là où ils vont. Peu importe leur niveau, qu'ils fassent 1 000€, 10 000€ ou 100 000€ par mois. Ils ont une idée vague de ce qu'ils veulent faire, mais sans réellement savoir ce qui va se passer.
La seule chose qu'ils font mieux que les autres ? Ils exécutent très rapidement leurs idées. Dès qu'une idée leur vient, ils la mettent en place dans la semaine. Ils testent, voient si ça fonctionne, et décident d'arrêter ou de poursuivre. Je trouve ça rassurant de me dire que même les personnes les plus avancées n'ont pas toutes les réponses. Cette impression de tout maîtriser, c'est souvent qu'une illusion.
Newsletter
Reçois mes stratégies chaque semaine
Rejoins +30 000 lecteurs et reçois gratuitement des conseils pour créer, monétiser et développer ton activité.
Leçon 3 : tu n'as pas de problèmes de business, tu as des problèmes d'entrepreneur
Cette réflexion vient d'Olly Richards, et elle m'a marqué. Voici ce qu'il explique : chaque problème rencontré dans un business a une solution. Tu manques de trafic ? Poste du contenu, fais de la publicité, prospecte. Tu manques de revenus ? Parle de ton offre, crée-en une nouvelle, prends plus de personnes au téléphone.
Il existe un tas de solutions concrètes à tous les problèmes qu'on peut rencontrer. Alors pourquoi la plupart des entrepreneurs stagnent ? Parce qu'ils n'ont pas de problèmes de business. Ils ont des problèmes d'entrepreneurs.
Ils savent qu'ils manquent de trafic. Ils savent que pour ça il leur faudrait poster plus de contenus ou lancer des publicités. Mais ils ne le font pas. Parce qu'ils ont peur, parce qu'ils doutent, parce qu'ils ne veulent pas se montrer. Cette leçon fait parfaitement écho à la première : la majorité des problèmes que tu n'oses pas regarder en face sont des problèmes d'entrepreneurs. Et c'est justement le truc sur lequel te concentrer pour passer au niveau supérieur.
Et maintenant ?
Ces 3 leçons ont changé ma vision du business, et j'espère qu'elles feront pareil pour toi. La prochaine fois que tu te trouveras face à un blocage, demande-toi : est-ce un problème de business ou un problème d'entrepreneur ? Dans 95% des cas, ce sera le second.
La bonne nouvelle, c'est qu'un problème d'entrepreneur se travaille. Ça commence souvent par apprendre à gérer le doute quand on entreprend, puis à vaincre la peur de l'échec quand on entreprend. Le reste, l'exécution rapide, découle de là.
Pour rendre ça concret, garde une liste de ce que tu évites. Note noir sur blanc l'offre que tu repousses, la vidéo que tu n'oses pas tourner, la hausse de tarif que tu remets à plus tard. Ta liste d'évitements est en réalité ta liste d'opportunités. Prends-en un élément par semaine et exécute-le, même mal, même en version imparfaite. Tu n'as pas besoin d'être certain du résultat, tu as besoin de tester assez vite pour savoir. C'est exactement ce que font les entrepreneurs à 100 000€ par mois : ils transforment l'inconfort en action avant que le doute ne les fige.
À retenir
Tout ce que tu fuis dans ton business est probablement ta plus grosse opportunité. Les plus gros entrepreneurs ne doutent pas moins que toi, ils exécutent juste plus vite. Et dans 95% des cas, ton blocage n'est pas un problème de business mais un problème d'entrepreneur. La solution existe, tu n'oses juste pas la mettre en place.
- Vise ce que tu évites, c'est là que se cache l'opportunité.
- Arrête d'attendre la certitude, personne ne l'a, même à 100 000€ par mois.
- Exécute dans la semaine chaque idée qui te semble prometteuse.
- Distingue le problème de business du problème d'entrepreneur à chaque blocage.
Une semaine déconnecté m'a rappelé une évidence : ce qui te bloque n'est presque jamais l'absence de solution. C'est le courage de regarder là où ça fait peur.
Passe à l'action sur ce que tu évites
Nos formations t'aident à lever les blocages d'entrepreneur qui te retiennent et à exécuter plus vite. Retrouve-les sur la page formations.
Découvrir les formations →